Cirque de Gavarnie

“ QUAND LA MONTAGNE VOUS A PRIS LE CŒUR
TOUT VIENT D`ELLE ET TOUT VOUS Y RAMENE ”

Magnifique surprise que cette ballade au cirque de Gavarnie.

Ce n’était pas du tout prévu, mais l’idée a émergé Vendredi matin. Tout le monde m’en a parlé, mais je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller. Alors, comme le soleil semble annoncé sur la région pendant tout le week-end, pourquoi pas ?

Après quelques visites sur Internet : itinéraire, temps de trajet, temps prévu, l’idée prend forme, se détaille, et cela semble faisable.

Samedi, je fais quelques courses et les affaires sont préparés : sac à dos, chaussures, veste, pantalon, nourriture, carte IGN, appareil photo. Dernier détail, comme cette nuit c’est le changement d’horaire, j’ajuste déjà dans l’après-midi ma montre au nouvel horaire pour ne pas avoir de surprise au réveil le lendemain matin.

Levé 6h00, départ 7h00, arrivé 10h00 au village de Gavarnie.

A l’arrivé, le village est encore à l’ombre et la température bien fraîche. Les boutiques sont encore fermées, ou commencent à peine à s’ouvrir, et pas grande monde, pour ainsi dire personne dans les rues.

Je consulte la carte, le chemin qui passe en auteur sur la droite est au soleil et sera sûrement plus gai que la route, encore à l’ombre, qui longe le Gave en contrebas.

L’arrivée sur La Prade, est magnifique : une plaine enneigée avec une forêt de sapins, surplombée au fond par les parois du cirque, dans lequel le soleil commence à s’engouffrer.

La neige est encore gelée, ce qui facilite la marche, on ne s’enfonce pas, pas besoin de raquettes pour suivre les traces dans la forêt.

Après un tournant, au loin, entre les sapins, une forme marron claire et blanche attire mon regard : on dirait un chevreuil qui broute quelques pousses verte ! Et un deuxième même, sur la gauche ! J’essaie de ne pas faire de bruit pour prendre quelques photos. C’est dans ces moments qu’on regrette presque d’avoir fait le choix d’un appareil avec objectif fixe de 35mm… Un bon zoom serait le bienvenue…

J’avance un peu, mais le premier chevreuil lève rapidement la tête, à l’écoute. Le second le suit et les têtes se tournent dans ma direction : je suis repéré. Quelques pas de plus, et il n’en faut pas plus pour qu’ils déguerpissent en sautillant sur leur fines pattes.

Depuis midi, le chemin « classique » est parcouru par de plus en plus de monde.  Je décide de sortir de la forêt par la droite, et revenir à l’entrée de La Prade pour casser la croûte.

L’après-midi je reprend le chemin « classique » pour monter à l’hôtel du cirque. La neige à fondu, et la monté est difficile : les pieds glissent sur la neige fondu, et il est difficile de bien prendre appui sur la neige sans « patiner ».

Passé l’hôtel du cirque, un bruit sourd se fait entendre. On dirait le bruit d »avions de chasse qu’on voit passer parfois passer au ras des montagnes. Point de Mirage cette fois, non, c’est de la neige qui roule du haut de la cascade et qui vient s’écraser au fond du cirque, en un grand panache blanc de poudreuse.

Descente rapide, par la route cette fois, pour revenir à 16h00 à la voiture.

Trois heures plus tard, de retour à la ville, mais j’ai bien l’impression qu’une partie de mon cœur est restée là bas.

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